Hommage à Jean-Jacques de Félice
Avec la mort de Jean-Jacques de Felice, la Coordination française pour la Décennie de la culture de non-violence et de paix perd un membre de son comité de parrainage et un ami dont l'engagement en faveur de la justice et de la paix par la non-violence fut exemplaire tout au long de sa vie professionnelle et de sa vie militante qui furent d'une rare unité.
Responsable de mouvements de jeunes protestants et avocat au barreau de Paris, Jean-Jacques de Felice commença sa carrière en défendant des enfants, dont des enfants algériens des bidonvilles de Nanterre. Il fut alors appelé pour défendre des militants de l'indépendance algérienne ainsi que des insoumis et des objecteurs de conscience pendant la guerre d'Algérie. Membre de la branche française du Mouvement international de la Réconciliation (MIR), du Mouvement d'action judiciaire (MAJ) et du comité central de la Ligue des Droits de l'Homme, dont il fut vice-président, Jean-Jacques de Felice travailla aussi avec la Cimade et le Gisti et fut l'avocat des militants anti-apartheid en Afrique du Sud, des déserteurs de la guerre du Vietnam, des paysans révoltés du Larzac, de l'avocat Klaus Croissant, des réfugiés italiens accusés de terrorisme, des Kanaks de Nouvelle-Calédonie et des sans-papiers.
Soucieux d'intégrer la dimension de la non-violence dans la défense et la promotion des Droits de l'Homme, il était intervenu lors de notre assemblée générale en avril 2007 puis, en mai dernier, dans un des carrefours du 3e Salon de Initiatives de paix que nous avons organisé à Paris, pour défendre, avec la douceur mais aussi la clarté de jugement qui le caractérisaient, l'importance et l'urgence d'une éducation à la non-violence et à la paix pour toutes et tous à l'école.
C'est avec émotion que la Coordination française pour la Décennie présente à sa femme, à ses enfants et à sa famille, ses condoléances et leur dit toute sa sympathie.
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